Observatoire international des prisons

Observatoire international des prisons
Description

ELEMENTS DE CONTEXTE

Surpopulation, promiscuité, violence, atteintes aux droits, désocialisation… les maux de la prison sont nombreux, largement dénoncé, et valent à l’Etat de fréquentes condamnations. Ils font écho à ceux d’une société qui, trop souvent, punit plus qu’elle ne prévient, met à l’écart plus qu’elle n’intègre, enferme massivement les personnes atteintes de troubles psychiatriques ou d’addiction. Et d’un système pénal qui, in fine, renforce les facteurs de précarisation et de récidive et échoue à protéger. 

CHIFFRES-CLES 

- 71 000 personnes sont détenues dans 188 établissements pénitentiaires. 

Les deux-tiers sont incarcérées dans des maisons d’arrêt, où le taux d’occupation moyen est de 142 %

- 30 % des détenus sont en détention provisoire, soit présumés innocents. La majorité des détenus condamnés (56%) purgent des courtes peines de prison, de moins de deux ans. 

- Le coût d’une journée de prison est de 104 €, contre 34 € pour une mesure alternative comme le placement extérieur. 

- 37 prisons ont fait l’objet de condamnations de l’État pour des traitements inhumains et dégradants

Actions menées

 

Depuis sa création à Paris en 1996, la section française de l’OIP, organisation de défense des droits de l’homme, s’attache à promouvoir le respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes incarcérées. L’association fonde son action sur les dispositions de droit français et les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme qui prévoient que l’emprisonnement doit demeurer une mesure de dernier recours, que chacun a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique et que nul ne peut être soumis à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. 

L’OIP rappelle que le sort réservé aux personnes détenues nous concerne tous, dans la mesure où un prisonnier traité dignement et accompagné dans un travail de reconstruction a plus de chances de réintégrer le corps social et ne pas récidiver à sa libération. Il est également convaincu de la nécessité de réduire le recours à l’emprisonnement et de développer les mesures alternatives à la détention, moins désocialisantes et plus efficaces que la prison à prévenir la récidive. 

MISSIONS DE L'OIP

L’association :

- dresse et fait connaître l’état des conditions de détention des personnes incarcérées, alerte l'opinion, les pouvoirs publics, les organismes concernés, sur l’ensemble des manquements observés,

- informe les détenus de leurs droits, soutient leurs démarches pour les faire valoir,

- favorise l’adoption de lois, règlements et mesures propres à garantir la défense de la personne et le respect de ses droits,

- favorise la diminution du nombre de détenus, la limitation du recours à l’incarcération, la réduction de l’échelle des peines, le développement d’alternatives aux poursuites pénales et de substituts aux sanctions privatives de liberté,

- utilise son droit d’ester en justice pour la sauvegarde des intérêts essentiels du détenu et l’application des dispositions légales et réglementaires.

 

7 bis rue Riquet 75019 PARIS